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Nostradamus : nouvelles prédictions pour 2019

Nostradamus : nouvelles prédictions pour 2019
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Nostradamus : nouvelle année, nouvelles prédictions

Même avec l’esprit cartésien, on a toujours une fâcheuse tendance à jeter un coup d’oeil à son horoscope et à celui de nos proches… Et quand une année commence, c’est pire, on est à l’affût des prophéties et particulièrement de celles d’un certain Nostradamus. Depuis près de cinq siècles, ce médecin, apothicaire, et astrologue n’a jamais arrêté de faire parler de lui ou plutôt de ses fameux quatrains. « Voyant-né » ou charlatan ? Quelles sont ses prophéties pour 2019 ? U2GUIDE mène l’enquête.

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Sur les pas de Nostradamus à Salon-de-Provence

Mais qui était donc cet homme et pourquoi fait-il toujours autant parler de lui ? C’est dans les rues de Salon-de-Provence et particulièrement dans sa maison-musée que commence l’enquête. Il s’y installe en 1547 avec sa seconde épouse, originaire de Salon. Lui-même natif de la région – il naît à Saint-Rémy-de-Provence en 1503 -, il part faire ses études de médecine et d’apothicaire à Montpellier. Il étudie aussi l’astrologie. Il se marie une première fois mais sa femme et ses deux enfants meurent de la peste en 1534. Dans les pièces de la maison, dix scènes de la vie de Nostradamus sont reconstituées façon Musée Grévin, le tout dans un savant mélange de sons et lumières. On y voit Nostradamus enfant, une pomme à la main, assis auprès de son père dans un verger. On y découvre aussi Rabelais, qui a fait ses études avec Nostradamus, en train de soigner un patient, puis Catherine de Médicis qui croyait dur comme fer aux prédictions de l’astrologue. Puis, bien sûr, le grand homme lui-même, assis à son bureau et profondément inspiré, en train d’écrire ses fameuses centuries.

« ll commence par écrire des almanachs, des éphémérides, en se basant sur des calculs d’astronomie, explique Lucette Monge, assistante de direction du Musée Nostradamus, puis en 1555, il publie le Livre des Centuries, chaque centurie étant composée de cent quatrains ». Catherine de Médicis elle-même le convie à la cour pour prédire l’avenir des enfants royaux. Une pièce du musée est dédiée à la Régente représentée par une statue imposante au regard quelque peu glacial et autoritaire… « En 1564, Catherine de Médicis consulte de nouveau Nostradamus. Cette fois, elle se déplace avec une partie de sa cour à Salon. Nostradamus devient son conseiller et prédit le règne du jeune Henri de Navarre qui deviendra Henri IV », explique Lucette qui ajoute que la reine et l’astrologue échangeaient de nombreuses correspondances. D’ailleurs, selon certaines rumeurs glanées dans les rues de Salon, ils auraient même été amants…

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@ElizabethBlanchet

Prédictions et interprétations

Catherine de Médicis n’est pas la seule à croire aux prédictions de Nostradamus. Ses fameux quatrains en ont fasciné, voire obsédé, plus d’un à travers les siècles. Mais Lucette Monge reste prudente : « Il faut faire attention, ce sont des messages prophétiques qui sont écrits dans une langue obscure du XVIème siècle, une langue très difficile à comprendre et qui se prête à des milliers d’interprétations ». Selon elle, ce sont ces dernières, parfois très farfelues, qui entachent la réputation de l’homme dont elle vénère l’oeuvre. Farfelues comme celle de la fin du monde en 1999 ! Lucette se souvient particulièrement du 11 août de cette année-là : le couturier Paco Rabanne, s’inspirant du quatrain 72 de la centurie X – L’an mil neuf cens nonante neuf sept mois, Du ciel viendra un grand Roy d’effrayeur: Resusciter le grand Roy d’Angolmois, Avant après Mars regner par bon heur. –  avait prédit la chute de la station spatiale Mir sur la terre, la destruction de Paris et de plusieurs grandes villes du sud de la France ! Il s’agissait en effet de la journée de l’éclipse solaire. Lucette passa la journée accompagnée de deux policiers et fut assaillie de coups de téléphone lui demandant si la fin du monde allait oui ou non se produire.

Pourtant, toutes les « prédictions » de Nostradamus ne se sont pas toujours révélées fausses : le grand incendie de Londres en 1666, l’arrivée de Napoléon au pouvoir, le travail de Louis Pasteur, l’atterrissage sur la lune, la Guerre du Golfe, pour ne citer que les plus connues. Mais les centuries de celui que certains surnommaient « Monstradamus » – car il leur faisait peur – peuvent aussi entraîner des dérapages dramatiques comme celui du gourou japonais Shoko Asahara de la secte Aum. Il révéla s’être inspirés des quatrains de Nostradamus pour perpétrer son attentat au gaz sarin du métro de Tokyo en 1995, un attentat qui tua 13 innocents.

@ElizabethBlachet

Et pour 2019…

Mais quittons Salon-de-Provence et ses rues empreintes de la présence de Nostradamus – l’office du tourisme propose même des produits dérivés rigolos comme le t-shirt pour enfant à l’effigie d’un certain « Nostraminus » -, pour découvrir quelques prédictions mondiales pour cette année qui vient de commencer. Ames sensibles, s’abstenir : les nouvelles ne sont pas bonnes. Selon Victor Baines, de la Nostradamus Society aux Etats-Unis, de forts tremblements de terre pourraient aussi avoir lieu en Asie, en Europe et en Amérique en 2019, Donald Trump démissionnera ou sera renvoyé de son poste avant la fin de son mandat en 2020, et à plus long terme, le réchauffement climatique sera à l’origine d’inondations énormes qui entraîneront des sécheresses et des famines avant la fin de notre siècle…

Pour le français Patrick Bouvier, autre « interprète » connu des écrits de Nostradamus – il a écrit 19 ouvrages de décryptage des centuries du grand homme -, « il ne faut pas être Nostradamus pour deviner qu’il y aura encore plus de tribulations en 2019 qu’en 2018 ». Il ajoute qu’il ne veut pas faire peur aux gens mais qu’il voit un accident de sous-marins nucléaires se produire en Europe du Nord en 2028.

Quant à Lucette, elle se montre beaucoup plus rassurante et s’en tient aux écrits de Nostradamus qui n’aurait pas prévu la fin du monde avant 3797. Ouf !

@ElizabethBlanchet

Elisabeth Blanchet
Journaliste & Photographe |

Ancienne prof de maths,  je me suis reconvertie dans la photographie et le journalisme en 2003 à Londres où je vivais. J’ai travaillé pour différents magazines dont Time Out London et j’ai développé des projets à longs termes dont un sujet sur les préfabriqués d’après-guerre, une véritable obsession qui perdure, les Irish Travellers -nomades Irlandais- dans le monde, les orphelins de Ceausescu - je suis des jeunes qui ont grandi dans les orphelinats du dictateur depuis presque 30 ans -.  Je voyage beaucoup et j’adore raconter des histoires en photo, avec des mots, en filmant, en enregistrant… Des histoires de lieux, de découvertes, de voyages mais surtout de gens.

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